jérémie scheidler

vidéaste | dramaturge | metteur en scène
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la bohemia electronica… nunca duerme


Genre : théâtre sonore
Conception : Kristoff K.Roll


Site des Kristoff K. Roll


Duo éléctroacoustique : Kristoff K.Roll [Jean-Kristoff Camps & Carole Rieussec]
Dispositif vidéo & live : Jérémie Scheidler
Performeuse : Enna Chaton
Lumières : Jean-Gabriel Valot
Dramaturgie(s) : Christophe Guétat / Julie Gilbert


CRÉATION MAI 2014 AU FESTIVAL MUSIQUE ACTION.

En marge de La Bohemia…, des performances sont programmées dans des festivals, des lieux de concert, des centres d'art…, sous la forme Kristoff K.Roll + Jérémie Scheidler, ou Kristoff K.Roll + Enna Chaton, notamment à Montpellier (La Baignoire), Vergèze (Festival Art Pantin), Nîmes, New York (Harvest Works)…




Dans La Bohémia, l’image surgit depuis le son, en dialogue avec lui, en réponse ou en contrepoint, comme un appui ou une ouverture. Les images projetées appartiennent, pour la plupart, à l’enregistrement d’un réel singulier. En cela, les images offrent quelque chose comme l’ancrage, social, temporel, politique même des sonographies du concert. La vidéo sera donc la possibilité d’un ancrage du sonore dans un réel. Mais elle sera aussi, si l’on peut dire, la possibilité d’un « désancrage ». Mon travail est sans cesse celui de ce double mouvement dans la vidéo : à la fois ouverture, au sens le plus technique (comme on parle d’ouverture d’un diaphragme de caméra), d’un champ, d’un temps spécifique, et à la fois ouverture poétique à un hors-champ possible, toujours à réinventer. Proposer, dans le temps du concert, une réponse poétique à un son, à une parole enregistrée par exemple, déjouer l’évidence des images qui sont toujours déjà contenues dans le son.

— jscheidler




Quand le spectacle s’achève, strié par des saturations hurlées sur une guitare devenue électrique qui font écho — et quel écho — aux caresses sur ses cordes à l’ouverture, ce qui s’échoue à nos pieds est une heure concédée à la parole, mais peuplée de puissances sensibles non pas infra-verbales, ou a-verbale, mais comme enveloppante du verbe. Là où le texte a cédé n’a pas été le lieu d’un saccage, mais la lente et digne élaboration d’un temps ménagé à la parole possible, celle qui pourra dire ce qui a eu lieu, celle qui se disait, durant le spectacle, ce qui avait lieu — dans le silence gardé en soi et porté devant soi comme affaissement du langage où le sens frayait libéré de ce qu’il y avait à dire. Où l’on comprend que le bruit n’est pas le contraire du silence, mais sa traversée ; où l’on a perçu dans quelle mesure la présence est une qualité de temps lorsqu’il est fait de lumière et d’espace : un temps levé dans la musique qui le rendait visible.

— Arnaud Maïsetti, Par les Lumières inouïes, sur le site de l'Insensé



--- teaser du spectacle ---

©enna chaton

©enna chaton

©enna chaton

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