jérémie scheidler

vidéaste | dramaturge | metteur en scène
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T5


Texte : Simon Stephens
Mise en scène : Julien Fišera


Compagnie espace commun


Avec : Bénédicte Cerutti


Images, dispositif vidéo et son : Jérémie Scheidler
Lumières : Xavier Lescat


Administration et production : Julie Comte / La Magnanerie


Remerciements : Alexandre Meyer, David Geselson, Avril Tembouret, Asanisimasa, Les Compagnons de Pierre Ménard, Compagnie La Controverse


La courte pièce T5 de l’auteur anglais Simon Stephens a été présentée vendredi 5 avril 2013 à La Maison de l’Arbre à Montreuil dans le cadre de la Soirée #3 du collectif 360.


You make one decision. It stays with you. It’s like the consequences of it get into your bones.


— Simon Stephens, T 5




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T5, c'est d'abord un travail sur l'espace.
Face à la salle proposée par le Festival 360,
très vite l'idée s'est imposée de mettre le public sur le plateau,
face au gradin qui devait l'accueillir.
Ce gradin, semi-circulaire, est surplombé d'une rangée de plaques de métal,
des gardes-corps noirs qui composent comme un écran très panoramique.
Un tournage a donc eu lieu, avec deux caméras,
puis les images ont été montées ensemble et coupées
de manière à obtenir une image de très large format.
Pour T5, l'idée était d'encercler la comédienne,
seule dans le gradin, avec ces images qui sont plus qu'un espace mental,
qui sont vraiment la projection, dans l'espace réel de la salle,
d'une énergie qui monte en elle au fil du texte,
un désir qui grandit et qui finit par tout emporter : la fuite.


Ici, les vidéoprojecteurs, comme instruments de lumière,
sont couplés et traversés chacun d'une moitié de l'image finale.
A plusieurs moments, l'image panoramique se divise de nouveau
en plusieurs petites unités, qui sont aussi nombreuses que les plaques
de métal du gradin.
L'outil vidéo rend compte, très concrètement, d'une nucléisation
de l'individu qui prend la parole : sa solitude la délite,
et prend le pas sur sa vie quotidienne, réglée depuis toujours.
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