jérémie scheidler

vidéaste | dramaturge | metteur en scène
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nkenguegi


Écriture & mise en scène : Dieudonné Niangouna


Texte et mise en scène Dieudonné Niangouna

Collaboratrice artistique Laetitia Ajanohun

Création musicale et musiciens Pierre Lambla et Armel Malonga

Avec Laetitia Ajanohun, Marie-Charlotte Biais, Clara Chabalier, Pierre-Jean Etienne, Kader Lassina Touré, Harvey Massamba, Papythio Matoudidi, Daddy Kamono Moanda, Mathieu Montanier, Criss Niangouna et Dieudonné Niangouna

Scénographie Dieudonné Niangouna
Assistante à la mise en scène Maxine Reys
Régie générale Nicolas Barrot
Vidéastes Wolfgang Korwin et Jérémie Scheidler
Lumière Thomas Costerg
Son Félix Perdreau
Régie plateau Papythio Matoudidi
Costumes Vélica Panduru
Création masques Ulrich N’toyo

Admistratrice de production Emilie Leloup
Directeur de production Antoine Blesson
Chargée de production Léa Couqueberg
Attaché d'administration Allan Périé

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Production Cie Les Bruits de la Rue

Coproduction MC93 Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Théâtre de Vidy-Lausanne, Künstlerhaus Mousonturm Francfort, Le Grand T — Théâtre de Loire-Atlantique, Parc de la Villette - résidence d'artistes 2016. Coréalisation MC93 Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Théâtre Gérard Philipe — Centre dramatique national de Saint-Denis, Festival d’Automne à Paris. Avec le soutien de la SPEDIDAM.

Le texte a reçu l'Aide à la création du Centre national du Théâtre.
Avec l'aide du Théâtre National de la Colline.

La Compagnie Les Bruits de la rue est soutenue par ministère de la Culture et de la Communication — DRAC Île-de-France, de l’Adami.
La Compagnie Les Bruits de la Rue accompagne la Cie La Contreverse (dirigée par Jérémie Schneidler et Charlotte Biais) dans le cadre du dispositif au compagnonnage soutenu par la DGCA.

Avec le Festival d'Automne à Paris.


CRÉATION LE 1er NOVEMBRE AU THÉÂTRE VIDY-LAUSANNE


Les nkenguegi sont des plantes équatoriales aux longues feuilles coupantes. Au Congo, elles sont utilisées pour protéger les enclos des bêtes sauvages. Celui qui reste à l’intérieur de l’enclos est protégé, mais il est enfermé. Celui qui est à l’extérieur de l’enclos est en danger, mais il est libre. Ainsi va le théâtre de Dieudonné Niangouna, dressé droit au milieu des paradoxes et des décombres d’un monde qui mêle jusqu’à les confondre mythes et actualités, violences et volontés, évidences et mystères. Nkenguegi conclut la Trilogie des vertiges, trois textes consacrés aux mouvements tressés de forces contradictoires que nous ne pouvons ni arrêter, ni dominer, ni saisir. Ils nous entraînent là où la mémoire et l’expérience vécue se transforment en futur possible.
Dans Nkenguegi, des comédiens et un metteur en scène tentent de relater l’indicible en créant une version contemporaine du Radeau de la Méduse. Une jeune femme regarde par sa fenêtre et se voit passer dans la rue, un enfant garde le désert et des étudiants organisent une soirée « déguisements et réflexion » dans le XVIe arrondissement de Paris pour tenter de répondre à ce qui leur échappe. C’est l’histoire d’un homme qui dérive au milieu de la mer et ne parvient pas à mourir et d’un comédien national déchu qui doit céder sa place sur les rives du fleuve Congo. Chacun des récits qui se mêlent les uns aux autres dans Nkenguegi s’entend comme une description de situations vécues, une parabole métaphorique et l’autopsie des paradoxes qui se jouent de la vie. Celui qui dérive au milieu de la mer et ne peut pas mourir est à la fois l’image d’un exilé contemporain, un double de l’auteur et une figure des contradictions humaines. Dans le désordre qui circule entre le vécu et la fiction, entre la petite et la grande histoire, Nkenguegi est un rêve du devenir du monde.

Dieudonné Niangouna