NUITBLANCHE

1. La nuit



L’action est à Paris.
C’est aujourd’hui.
C’est l’été.
C’est la nuit.
La nuit grise, rugueuse.
C’est la nuit, sans rien qui appelle à autre chose, qu’à ça — la nuit, sans rien qui puisse faire croire à l’existence d’autre chose que la nuit.
Mais grise, râpeuse.

Ça commence, pas très tard, à l’heure où l’on a fini d’allumer les lumières dans les appartements. L’heure où l’on ne peut plus continuer sans aucune lumière.
Ça commence en plein Paris, dans un de ces quartiers où l’on ne vit plus, où l’on ne fait que passer. Passer le temps, aussi — passer la nuit, précisément.